Le cunnilingus par le menu…

Lourde tâche que de rédiger un article sur un sujet qui mélange à la fois « technicité » et relation humaine, écoute de l’autre… En effet, bien souvent ce sujet est pris à l’envers. On commence par parler technique, énumérer des positions, endroits sensibles, sens de rotation et autres formes à donner à sa langue…! Grave erreur ! Vous verrez que l’important dans le cunnilingus c’est… l’oreille!!

Mais malgré tout, il faut des bases et avoir un minimum de connaissances anatomiques. Comme ce n’est pas le sujet de cet article je vous renvois au lien suivant : La vulve
Peut être qu’un prochain article s’étendra sur ce sujet… vaste!

Rappel linguistique :

Le mot « cunnilingus » provient du latin « cunnilinctus » formé lui même de deux mots :
– « Cunnus » qui signifie vulve, et qui a persisté en vieux français dans le mot « con » pour dériver ensuite vers le sens que nous connaissons tous.
– « Lingere » : lécher.

La pratique du cunnilingus :

Extrèmement connu, il n’est pourtant pas aussi pratiqué qu’on pourrait le penser. Au grand regret de la plupart des femmes. En effet l’idée d’approcher son visage du sexe d’une femme et à plus forte raison d’y glisser sa langue peut parfois repousser certains hommes (et femmes). La crainte des odeurs et des problèmes d’hygiène semble fréquente et il m’a été rapporté plus d’une fois le souvenir de « messieurs 3 secondes » qui se faisaient prier et cédaient le temps de faire 2 lichettes très superficielles… Plus rarement certaines femmes ne supportent pas l’idée de se faire lécher. Dans ce cas messieurs n’insistez pas! Le temps les fera peut être  céder.
Un des prérequis pour un bon cunnilingus est donc une bonne hygiène. Si possible un rinçage superficiel rapide dans la douche (sans savon!). C’est aussi valable pour ces messieurs! Et puis… pourquoi ne pas en profiter pour passer à deux sous la douche et déjà commencer à faire monter la pression! 😉
Parfois la pratique du cunnilingus est utilisée dans le but de préserver la virginité de la femme. Une manière d’avoir des rapports sexuels sans pénétration, la fellation étant le juste retour.

Mises en garde médicales :

On entend souvent dire que cette pratique permet d’éviter la transmission des infections sexuellement transmissibles (IST)… ERREUR GRAVE !
Toutes les maladies peuvent être transmises par ce biais!
En effet, le virus du SIDA PEUT PASSER de l’homme à la femme mais aussi de la femme à l’homme. On a tous au moins une plaie même minime dans la bouche ou au niveau du sexe par laquelle une transmission peut avoir lieu. D’autre part n’oublions pas que les ébats amoureux sont souvent des moments enflammés lors desquels les échanges de sécrétions, salive, sperme et sécrétions vaginales et vulvaires, sont facilités. IL N’Y A PAS DE RISQUE ZERO ! Encore moins lorsque ces pratiques le sont en groupe. Les germes peuvent alors facilement passer d’un individu à l’autre MEME si le préservatif est utilisé!
Ce rappel n’est pas là pour créer une psychose mais juste pour que vous pratiquiez en conscience! Le préservatif restant le moyen le plus sur si les pratiques sont prudentes!

Les préliminaires aux préliminaires :

Oui le cunni peut faire partie des préliminaires.
Non, ne commencez pas directement par un cunni!
Il faut des préliminaires aux préliminaires! Une femme ne démarre pas au quart de tour comme les hommes. Elle doit être en condition. L’approche doit être progressive. Pas forcément physique. Vous devez éveiller son attention et attiser ses envies. Les regards, les contacts, une ambiance coquine, toute chose succeptible de faire monter en elle le désir est nécessaire. Ne croyez pas que commencer par un cunni fera forcément monter le désir. Vous prendriez le risque de rater votre coup. AVANT de commencer un cunni, votre partenaire doit être réceptive. Elle doit déjà être « chaude ». C’est après la phase de séduction, quand elle a cédé à vos avances, quand elle est réellement en demande que vous pouvez passer aux choses sérieuses…

L’approche : restez en arrière !

Lorsque votre partenaire est dans la demande, qu’elle s’offre, vous devez encore marcher sur des oeufs! Patience! En la matière la précipitation est forcément mauvaise. L’important c’est de toujours laisser la femme prendre de l’avance. Commencez léger. Des effleurements sur le ventre, l’intérieur des cuisses suffisent. Vous devez créer l’envie d’avoir plus. C’est elle qui doit avoir envie de ce que vous n’avez pas encore commencé à faire. Progressivement vous vous rapprocherez de son sexe et toujours progressivement vous changerez de technique en montant en puissance. Mais toujours, restez en deça de sa demande. C’est ainsi que vous pourrez y répondre exactement au moment où elle le demandera.
Comment savoir? Eh bien c’est là qu’entre en jeu votre organe le plus important dans cette pratique : l’oreille !

L’important c’est l’oreille !

Le cunni est une des relations humaines les plus intimes, dans laquelle l’amour doit s’exprimer. Dans toute relation humaine il est avant tout important d’écouter l’autre et surtout de l’entendre. Sans cela la relation est unilatérale et de mauvaise qualité. St Exupéry ne disait-il pas : « on ne voit bien qu’avec le coeur ». Ca vaut aussi pour le cunni! La base c’est d’écouter sa partenaire, être concentré sur ses réactions, ET écouter votre coeur. Donner de l’amour et de la tendresse! C’est un tout. C’est seulement, et seulement si, vous savez l’écouter que vous la rendrez folle de vous! Même avec les meilleures techniques du monde. Ses gémissements, ses ondulations, ses imperceptibles contractions musculaires, tremblements, tressaillements vous en apprendront plus que n’importe quel bouquin.

La progression :

Si votre oreille est affutée et votre attention portée entièrement sur le plaisir de votre partenaire, vous avez gagné. Naturellement vous serez dans une progression qui la mènera immanquablement vers le septième ciel. Elle vous soufflera inconsciemment les bonnes actions au bon moment.
Pour ceux qui veulent des techniques, je vais en donner. Mais sachez que chaque femme est différente. La difficulté sera donc de prendre le temps de la découvrir, apprendre à la connaitre. Sauf coup de chance vous ne serez jamais parfait du premier coup.

– Comme dit plus haut, adoptez une démarche allant du global vers le détail. Commencez par des caresses et des effleurements sur le ventre, les cuisses… Du bout des doigts puis du bout des lèvres. Vos mains peuvent aussi selon la position caresser ses fesses ou ses jambes. Restez superficiel.
– Puis rapprochez vous peu à peu de son sexe, toujours en restant superficiel. Vous pouvez jouer avec des pressions sur les grandes lèvres de haut en bas en les « bisouillant ».
– Lorsque le besoin se fait sentir (et là c’est votre expérience auditive qui sera primordiale) sortez votre langue et titillez le pourtour de la vulve. Toujours dans une progression faisant intervenir d’abord le bout de votre langue puis toute sa surface.
– La salive aidant votre langue pourra petit à petit se glisser entre les lèvres que vous pourrez délicatement saisir, aspirer et pourlécher. Ne soyez pas trop pressé et surtout, si vous ne connaissez pas bien votre partenaire, n’allez pas directement au clitoris.
– alternez les mouvements de langue, les pressions et les aspirations.

A partir de là il n’y a plus de règles. Tout dépend de votre partenaire, de ses goûts et désirs du moment et de la tendresse que vous mettez dans votre ouvrage!
Toute la zone est sensible. Le pourtour de la vulve, les lèvres, grandes ou petites, l’entrée du vagin, l’intérieur, et la zone anale.

Les lèvres :

Vous pouvez les aspirer, glisser votre langue de haut en bas de chaque coté, les mordiller délicatement (attention fragile, et ca ne plait pas à toutes!)
A savoir : le clitoris a des prolongations nerveuses de chaque coté pouvant aller jusqu’à l’anus. Les pressions peuvent y être très agréables selon le degré de sensibilité et le niveau d’excitation.

L’intérieur des petites lèvres :

Muqueuse également très sensible, les zones y sont de sensibilité très variable selon les femmes. Les caresses tantôt du bout de la langue tantôt du plat peuvent être lentes ou rapides selon les désirs (Ecoutez la!). Vous pourrez vous attarder sur le méat urinaire parfois très sensible et laisser votre langue vagabonder jusqu’à l’entrée du vagin.

Le vagin :

Lieu de la pénétration… son entrée est bien évidemment très sensible et cette zone, en interne, tend à réagir plus aux pressions. Vous pourrez y faire pénétrer votre langue ou vos doigts, d’abord doucement puis plus profondément, et aller titiller conjointement les zones sensibles internes et l’extérieur. Caressez délicatement l’intérieur en tentant de découvrir les endroits clés… Attention il ne s’agit pas de faire une exploration mécanique mais bien découvrir tendrement l’intimité de votre partenaire.

Le clitoris :

L’organe roi! C’est généralement celui qui est le plus sensible. Il est donc extrêmement important de le ménager et de le traiter avec délicatesse! Là aussi pour ce qui est généralement la dernière étape, vous devrez y aller progressivement. Le clitoris est protégé par le capuchon et vous devrez éviter d’aller droit au but. commencez par vous occuper du capuchon et faire rouler, presser ou caresser le clitoris A TRAVERS le capuchon. La zone située juste en dessous du clitoris peut être également très sensible et s’avérer une approche intéressante juste avant de découvrir ce délicieux petit bouton. Vous devriez normalement le sentir durcir. Il est, tout comme le penis, constitué de corps érectiles qui se gorgent de sang sous l’effet de l’excitation. Selon les femmes le contact direct sur le clitoris peut être direct ou non. Certaines peuvent ne pas le supporter. Là encore vous devrez vous adapter à la demande de votre partenaire. Caresses tendres, discrètes ou fortes, lentes ou rapides… Le sens aussi peut avoir son importance, de haut en bas, ou de gauche à droite… en rond… Tout dépend de la femme, de l’homme (aussi!) et du moment.

En général :

– D’une manière générale, il est important d’apporter une bonne lubrification! Les caresses intimes à sec sont très très rarement agréables! Les doigts peuvent être utilisés mais toujours lubrifiés! Et évidemment propres!
– Il est important de vous adapter aux désirs de chaque femme! Elles n’aiment pas toutes les mêmes choses et vous devrez l’écouter!(je me répète là, non?)
– Une zone érogène va normalement procurer des sensations agréables. La solliciter trop longtemps peut aussi devenir désagréable voir douloureux. N’insistez donc pas trop.
– Préférez toujours le marathon au sprint! Sauf si la femme l’exige, soyez patient et laissez le temps à son plaisir de monter en puissance. « Plus c’est long plus c’est bon »…
– Les femmes aussi après l’orgasme ont une « période réfractaire ». Temps pendant lequel toute sollicitation est désagréable. Cette période est plus courte que chez un homme, ce qui peut permettre à une femme d’avoir plusieurs orgasmes « de suite ». Mais là encore il vous faudra vous adapter aux besoin de la femme.

Conclusion :

Le cunnilingus est une pratique permettant une vraie fusion des corps. Malgré le fait que généralement les amants ne se voient pas et les regards ne se croisent pas, une connexion peut s’établir d’une manière plus charnelle, et si chacun se concentre sur son plaisir tout en restant attentif à l’autre, alors l’extase survient.
Un étrange mélange entre égoïsme et altruisme qui finalement unit tout le monde pour arriver à l’apothéose : un orgasme qui donne presque autant de plaisir à l’homme qu’à la femme.

Si ce premier article vous a plu dites le! Si il ne vous a pas plus dites le aussi, mais dites pourquoi!

L’équipe de sexy-bazar.com

La pornographie menace-t-elle notre sexualité ?

En voilà une question!!

Et bien cette question est légitime car aujourd’hui la pornographie est tellement facile d’accès que malheureusement nos chères têtes blondes y sont souvent confrontées avant même que nous l’imaginions…

Internet est partout, et maintenant dans les smartphones de nos chérubins qui en sont dotés de plus en plus tôt! Il suffit d’un clic.
Là ou autrefois, à un age beaucoup plus avancé qu’aujourd’hui, nous arrivions grâce au grand frère d’un copain à apercevoir la rondeur d’un sein ou le velouté discrètement couvert de dentelles d’un sexe dans un magazine coquin passé entre des dizaines de mains, là où discrètement nous feuilletions les pages lingerie du catalogue de la redoute, les enfants et ados d’aujourd’hui sont rassasiés de vidéos pornos parfois même purement illégales et violentes, sans protection. D’ailleurs le peu de protection qui existe ne sert à rien puisque facilement contournable…

Mais alors qu’en est il des conséquences, comment nos enfants vivent-ils cette pléthore de pornographie, comment l’interprètent-ils?

Voici un lien vers une courte émission qui fait assez bien le tour de la situation :

Allo docteurs : La pornographie menace-t-elle notre sexualité ?

 

Une vidéo sur le préservatif féminin?

Connaissez vous le préservatif féminin?

Voici un spot qui en fait la promotion. Méconnu du grand public c’est pourtant une alternative à découvrir. Nous ne pouvons que vous conseiller de regarder cette vidéo, vous renseigner sur ce produit et l’essayer. Au pire ce sera une bonne occasion de jouer, de s’instruire et d’intégrer que se protéger est primordial!

Sortez couvert? … Pas forcément !